chap 02 - 647 - 1574 - Site personnel JF Coustillière

Aller au contenu

Menu principal

chap 02 - 647 - 1574

Essais historiques > Monographie sur l'Histoire navale de la Tunisie

CHAPITRE 2


                                                                
                            



DE 647 A LA CONQUETE OTTOMANE (1574)


                                

                                

___________________________________

                         

La conquête arabe, la création de l'empire musulman


- L'époque aghlabide (800-909)
- L'époque fatimide  (909-1048)
- L'époque ziride    (1048-1148)
- L'époque almohade  (1160-1236)

La reconquête européenne et l'invasion ottomane

         

- L'époque hafcide   (1236-1574)

la suprématie arabe
la tentative turque
la première restauration
la deuxième restauration
la tentative algérienne
l'intervention espagnole

- La conquête ottomane

---------------------------------------------------




2.     DE 647 A LA CONQUETE OTTOMANE (1574)

 
2.1.     la conquête arabe, la création de l'empire musulman


L'arrivée des Arabes, en 647, est rapidement suivie d'une large conquête de toute la Tunisie jusqu'en 1236.

En 711, alors que l'empire arabo-musulman atteint sa plus grande ampleur, les Arabes décident d'occuper Rome, en vue de conquérir l'Europe. Entre temps, Moussa Ibn Nousair édifie un arsenal à Radès.  

Les dynasties aghlabide, fatimide, ziride et almohade se succèdent, organisant le pays et le défendant contre les tentatives germaniques ou normandes.



L'époque aghlabide 800-909



En 800, Ibrahim Ibn El Aghlab devint Emir d'Ifriqya et s'efforça de réconcilier Arabes et Berbères. Il instaura ainsi la dynastie aglhlabide. Cet Emir était très soucieux des dangers venant de la mer et il fit construire une importante flotte de combat. Il édifia un réseau de ribaats, sortes de sémaphores armés, destinés à surveiller le large et à transmettre l'alerte vers les autorités du pays.

                                            


LES RIBAATS


                

Ces constructions  fortifiées étaient armées par des troupes divisées en trois équipes qui permettaient d'assurer une veille  permanente vers le large, "par tiers". L'édifice était surmontée d'une grande tour appelée Nador, destinée à accroître la portée de la vue des guetteurs.


En cas de danger d'incursion, ou d'invasion, l'alerte était transmise vers la  capitale, de veilleur en veilleur, par des signaux optiques ou sonores.

Les hommes qui occupaient ces forts avaient également un rôle religieux et leurs communautés  pouvaient être comparées à celles des ordres monastiques .

Le Fondouk des Français à Tunis en 1988 - (©  J.F.Coustillière)


En  827, le patrice Constantin, nommé gouverneur de la Sicile, par l'empereur de Constantinople , envoya son lieutenant Phima, avec quelques vaisseaux, ravager et piller les côtes d'Afrique. Peu après, Zyadet Allah, troisième successeur d'Ibrahim et quatrième roi de Tunis dans la dynastie aghlabide, décida de profiter des troubles survenus en Sicile lors de la destitution de Phima pour venger cette agression.

Il fit appareiller une flotte de cent vaisseaux de Sousse
, leur port de construction, et en confia le commandement à Assad Ibn Fourath. Ces bâtiments portaient dix mille hommes d'infanterie et sept cents cavaliers. Ils conquirent l'île qui passa sous la domination aghlabide


En 835
, la flotte appareilla de Palerme pour venir en aide au Duc André de Naples qui s'opposait à ses voisins de Benevent. Devant ses succès, la marine aghlabide poursuivit son expédition en contournant le sud de l'Italie pour pénétrer en mer Adriatique. Elle attaqua alors Brindisi, qu'elle pilla avant de reprendre la mer.

En 840
, cette même flotte parvint à conquérir Tarente, et à détruire une escadre vénitienne de 60  navires venue au secours de la ville.

En  846
, les Aghlabides lancèrent une force de 73 vaisseaux portant 500 chevaux et dix mille hommes, à la conquête de la Province Romaine. Ils débarquèrent dans l'embouchure du Tibre et se dirigèrent aussitôt vers Rome. La ville fut pillée, puis ce fut le tour d'Ostie, de Gaete et de Benevent. Rome et Ostie furent occupées quelque temps, mais les Aghlabides décidèrent rapidement de réembarquer avec leur butin pour rejoindre leur port d'attache.

Ils ne devaient pas pouvoir profiter de leurs prises car une tempête survint et engloutit leur flotte.



Un autre désastre attendait la marine aghlabide: en 880, une flotte byzantine de 140 navires devait surprendre l'escadre au large du Cap Milazzo, et lui infliger une défaite cuisante.



En 902, la Calabre devient musulmane.



L'époque fatimide 909-1048



En 909, l'avènement de la dynastie fatimide ne remit pas en cause la politique de la dynastie précédente. La construction navale continua de se se développer. Mahdia fut bâtie en 921, par Obeid Allah El Mahdi. Ce port avait une capacité de 30 bateaux, tandis que l'arsenal attenant pouvait en recevoir 200. La flotte devait s'accroître jusqu'en 973. Elle était initialement destinée à un vaste projet d'expédition vers l'Orient.

              

Dès 922
, les Fatimides lancèrent une opération navale contre l'Italie. La flotte, sous le commandement d'Obeid Allah El Mahdi, s'empara de Lombardi et de Uria, faisant plus de  10 000 prisonniers. Elle poursuivit ses conquêtes en Calabre, puis occupa Tarente et Otrante.



En 924
, une deuxième flotte fatimide de 44 bateaux, sous le commandement de Saiin, s'attaqua à la Sardaigne et à Gênes.

En 933
, une troisième campagne fut lancée contre la Corse, et, de nouveau, les îles sardes.

              

Mais, en 980, Othon II, empereur du Saint Empire Romain Germanique, entreprit de conquérir le sud de l'Italie byzantine. Il occupa certaines villes comme Naples et Tarente. Les Ducs italiens firent alors appel aux Tunisiens de Mahdia.

Une coalition arabo-italienne se constitua pour repousser les troupes germaniques d'Othon II. En mer, les escadres tunisiennes et byzantines luttèrent de concert. L'expansion germanique en Méditerranée fut arrêtée, en 983.

 
L'époque ziride 1048-1148  


Les Fatimides, qui n'avaient pas abandonné leur projet initial, étaient occupés en Orient. Ils confièrent l'administration de la petite et lointaine Ifriqya au chef d'une famille locale, les Ziri. Imprudence!

En 1048, ce fut la rupture qui permit l'établissement de la dynastie ziride.

La Sicile, sous contrôle musulman depuis 827, fut reconquise en 1096 par Roger 1er, seigneur normand, qui devint ainsi Grand Comte de Calabre et de Sicile et gouverna cette île jusqu'à sa mort en 1101.

En 1115, Ali, septième roi de Tunis dans la dynastie ziride, commença son règne en envoyant une flotte contre Djerba dont les habitants s'étaient rebellés et infestaient les côtes d'Afrique en y pratiquant la piraterie. Il se heurta ensuite, en 1117 à la révolte de Gabés, soutenue par les troupes de Roger 2°, Comte de Sicile et successeur de Roger 1°, mais échoua et se replia sur Madhia, où il fut lui même assiégé, avant de pouvoir reprendre l'avantage et de repousser les rebelles vers Gabés.

Le successeur d'Ali, son fils Hassan, ne fut pas beaucoup plus heureux. Les désastres s'accumulèrent. En 1125, les Normands de Sicile s'emparèrent de l'île de Djerba. La situation économique était catastrophique et la famine sévissait.

Roger 2° profita de l'occasion et arma une flotte qu'il réunit près de Pantelleria, avant de la lancer à la conquête des côtes de l'Ifriqya. Il s'empara de Tripoli en 1146, puis de Madhia, de Sfax et de Sousse en 1148. Il domina toute la contrée qui s'étendait de Tripoli à Tunis.

Le huitième roi, Hassan, s'enfuit. Il se réfugia auprès de Abd El Moumen, fondateur de la dynastie Almohade et lui demanda de le rétablir sur son trône.  Abd El Moumen se décida facilement à aller expulser les Normands de leurs conquêtes d'Afrique. Il entreprit en 1159 cette guerre sainte, et parvint victorieux à Madhia en 1160.

Aucune des parties reconquises ne fut rendue au prince détrôné et la dynastie ziride prit ainsi fin.


L'époque almohade 1160-1236


Les provinces sous contrôle almohade dépendaient d' un gouverneur nommé par Abd El Moumen.

Tunis n'échappa pas à la règle et fut soumise au gouvernement des délégués envoyés par la résidence royale. Ce fut l'occasion de nombreuses vexations et spoliations de la part d'oppresseurs qui profitèrent de l'éloignement du chef-lieu de gouvernement pour se supplanter et se dépouiller mutuellement.

Plus d'une famille musulmane abandonna alors Tunis pour aller chercher asile et protection chez les chrétiens de Sicile.

Mais simultanément, le commerce redevint florissant. Les musulmans, qui furent les premiers à organiser les formes de leurs échanges selon les nécessités du trafic international, perfectionnèrent leurs méthodes tandis que les chrétiens s'en inspirèrent. Les négociants chrétiens vinrent trafiquer à Tunis, et s'y établirent même Le Maghreb almohade commerçait avec l'Espagne, mais aussi avec Pise, Gènes, Marseille et Venise.

Chaque nation avait son consul pour défendre ses ressortissants et disposait d'un fondouk pour y entreposer ses marchandises et servir de refuge en cas d'émeute.

Des traités spéciaux furent conclus pour protéger les personnes et les biens: en 1231 avec Venise, 1234 avec Pise, 1236 avec Gênes.

Les Almohades disposaient d'une escadre qui passait pour être la première de Méditerranée. Elle était l'oeuvre du berbère Youssouf. Ce dernier avait servi sur les bateaux du Comte de Sicile, Roger 2ème avant d'être nommé amiral par Abou Yacoub, troisième souverain de la dynastie almohade.


Le Fondouk des Français à Tunis en 1988 - (©  J.F.Coustillière)

2.2.     la reconquête européenne et l'invasion ottomane


Cette période connait, à ses débuts, l'expansion d'une véritable civilisation hafcide, riche et rayonnante, elle voit aussi se dégrader les relations entre les gouvernants de Tunisie et les puissances européennes, notamment l'Espagne.

La Course
apparaît alors et, rapidement, elle devient un instrument économique, mais aussi politique. Elle succède aux escadres organisées des dynasties précédentes.

Puis la suprématie navale arabe va lentement s'estomper. Les corsaires échappent de plus en plus souvent au contrôle des rois de Tunis pour ne s'intéresser qu'à leurs seuls profits. La Tunisie redevient un enjeu que se disputent de nombreuses nations: Turquie, Espagne et Algérie, jusqu'à ce que la Sublime Porte impose sa domination.


L'époque hafcide 1236-1574


La fin de la suprématie arabe

En 1270, débuta la croisade de Saint Louis. Ce fut à partir de cette date que prit fin la suprématie arabe incontestée sur la Méditerranée: jusqu'à ce jour, "nulle planche ne pouvait flotter en Méditerranée sans l'assentiment des autorités arabes."

La marine de guerre hafcide commença à décliner. La piraterie se développa sans que le calife soit capable de la contrôler. Les bateaux furent obligés de naviguer en convois. Parallèlement à la piraterie, un phénomène nouveau apparût: la Course (voir annexe G
). Cette activité se différenciait de la précédente par le fait qu'elle  était commanditée par une autorité à terre, alors que la piraterie s'exerçait au seul profit des  capitaines et équipages des navires.

Les ports de Tunis
et de Bizerte se constituèrent en Républiques autonomes organisées pour cette Course. Ils armèrent des galères qui parcouraient la Méditerranée pour leur compte. les corsaires du XIV° et du XV° siècle n'étaient pas seulement des pillards, comme le deviendront plus tard les Turcs, mais des soldats de la "guerre-sainte" contre les chrétiens. Ils songeaient moins au trafic des captifs qu'à l'emprisonnement des infidèles.
       
Les conflits étaint de plus en plus nombreux.

En 1335, Djerba
fut reprise. Les Génois et les Siciliens tentèrent vainement de la reconquérir. Les relations se tendirent et la rivalité entre marins chrétiens et corsaires de Mahdia aboutit, en 1390, à l'envoi d'une flotte vénitienne, génoise et française contre cette île, place-forte d'Ifryqia. L'attaque échoua.

Dès 1500, la reconquête des Européens sur les territoires colonisés par les Arabes fut entamée. L'Espagne était libérée, puis le nord de l'Afrique .

Alors que la piraterie, féroce et ardente à recruter des chiourmes aux dépends de l'adversaire, était en déclin, l'Espagne jugea nécessaire de détruire les repères des corsaires barbaresques et entreprit une série d'interventions.

Ce fut le début de la "Croisade africaine" dont les motivations religieuses ont été largement exagérées. Le roi d'Espagne subordonna le triomphe de la Foi aux impératifs des affaires intérieures  mais surtout à ceux de sa politique  étrangère.

En 1510, les Espagnols se heurtèrent aux Ottomans en Tunisie, ils furent notamment battus à Djerba par Khereddine
et Orudj  (voir annexe F).

En 1533, le prince hafcide Moulay Mohammed, d'un caractère faible et d'un âge avancé, désigna pour lui succéder et bien qu'il ne soit pas son fils aîné, son fils Moulay Hassan, .Ce choix était destiné à satisfaire son épouse préférée.

Parvenu sur le trône, le nouveau roi s'empressa de faire étrangler ses frères dont il redoutait la vengeance. Mais le plus jeune, Rachid, lui échappa et se réfugia à Alger auprès de Khereddine dont il implora la protection. Ce dernier l'emmena à Constantinople et proposa à Soliman, douzième prince de la dynastie ottomane, de se servir du nom de ce malheureux prince pour faire la conquête de Tunis.


La tentative turque

Une flotte formidable fut rassemblée dans le but annoncé de remettre le jeune prince sur son trône à Tunis. Entre temps celui-ci était  jeté en prison et la flotte, commandée par Khereddine, dit aussi Barberousse, fit route vers la Goulette
. A son arrivée, les Tunisiens prirent les armes et renversèrent leur roi au profit de Rachid. Ils ouvrirent leurs portes à Khereddine et découvrirent la supercherie trop tard. L'Amiral ottoman leur annonça qu'ils avaient à présent, pour maître, le sultan Soliman.

Moulay Hassan, ayant vainement fait appel aux tribus arabes pour s'opposer à l'envahisseur ottoman, recourut à Charles Quint qu'il décida facilement à mener une opération contre les Turcs.


Première restauration

En 1535, les flottes combinées d'Espagne, du Portugal, de Flandre et de Gênes firent route vers la Sardaigne où elles retrouvèrent celles d'Italie et de Malte. Ce furent quatre cents voiles, dont quatre-vingt dix galères qui arrivèrent devant Carthage.   Sept mille hommes débarquèrent. Les Turcs n'opposèrent qu'une faible résistance.

La  Goulette et Tunis tombèrent aux mains de Charles Quint. Barberousse prit la fuite.

Charles Quint rétablit Moulay Hassan sur son trône avant de se retirer. Mais peu de temps après, ce dernier fut de nouveau rejeté par ses sujets.


Deuxième restauration

En 1537, Charles Quint consentit à demander au vice-roi de Sicile d'intervenir au profit de Moulay Hassan.

La ville de Sousse
fut soumise, puis en 1539, suite à l'intervention d'Andrea Doria, ce fut le tour des villes de Sfax, Kelibia et  Monastir.

Mais cette deuxième restauration ne fut pas plus heureuse que la première et Moulay Hassan fut de nouveau mis en fuite en 1542. Cette fois son fils Hamidah en profita pour se faire proclamer Roi de Tunis
.
           

Hamidah éprouva de nombreuses difficultés à contrôler son royaume. Il fit successivement appel aux Espagnols et aux Turcs, mais sans grand succès. La place était libre pour les différents Raïs qui exercèrent sans contrainte leurs activités de piraterie ou de course, selon les circonstances. L'un des plus célèbres fut Dragut  (voir annexe F)
.

Philippe II avait les yeux tournés vers La Goulette, mais les difficultés économiques de l'Espagne l'empêchait de mettre à exécution ses projets de conquête. Cependant en 1559, il autorisa les Chevaliers de Malte et le Vice Roi de Naples à monter l'opération de Djerba.

La flotte de Médina Coeli attendit l'automne et se mit en route alors que les navires ottomans étaient retenus à Gallipoli. La conquête de l'île se fit sans difficulté, mais le 15 mars 1560, en quittant son mouillage, elle fut assaillie par l'escadre de Piali-Pacha
et de Dragut, qui coula trente navires, et fit cinq mille prisonniers.

La petite garnison chrétienne de Djerba fut exterminée après une farouche défense. Les ossements furent amoncelés en une pyramide: la tour des crânes (Borj Er Rous).  

En réponse à l'attaque espagnole sur Djerba, les Turcs assiègèrent Malte. Dragut et Outch Ali (voir annexe F)
se distinguèrent dans les combats. Dragut mourut en 1565 pendant ces opérations.

En 1568, Outch Ali est chargé du Pachalik d'Alger.


L'affrontement entre l'Empire Ottoman et les puissances chrétiennes se poursuivit jusqu'en 1571. La bataille de Lépante, le 9 octobre 1571, marqua la victoire de la coalition catholique. Outch Ali  y fit preuve d'une bravoure particulière et gagna le titre de Capitan-Pacha, c'est à dire, commandant de la flotte ottomane.


La tentative algérienne

Hamidah resta au pouvoir jusqu'en 1570, date à laquelle le Pacha d'Alger, Outch Ali, attaqua Tunis et en fit la conquête.

L'intervention espagnole

Mais Philippe II, Roi d'Espagne, inquiet de l'expansion algérienne, décida une nouvelle expédition contre cet état. Il en confia le commandement à Don Juan d'Autriche, son Frère naturel, déjà célèbre par son comportement à la bataille de Lépante.  

Don Juan reçut l'ordre de conquérir puis de raser toutes les villes barbaresques qu'il pourrait atteindre.

Il parvint à Tunis et épargna la ville qu'il confia à l'administration d'un frère de Hamidah. Il conquit également Bizerte et  fit construire de nouveaux forts où il laissa des forces espagnoles.


La conquête ottomane

Le sultan Selim Shah, treizième prince de la dynastie ottomane, était irrité des succès de Don Juan. En trois ans, il fit reconstruire la flotte ottomane qui avait été complètement détruite en 1571 à Lépante.

En 1574, il envoya cette nouvelle flotte contre les Espagnols de Tunis, avec quarante mille hommes. Celle-ci était commandée par Sinan Pacha et Outch Ali (Ali el Fartaz  - le teigneux). Elle comprenait deux cents galères fortement armées, accompagnées de plusieurs navires de transport de munitions et de matériel de guerre.

Les premières hostilités eurent lieu devant Tabarka
. La Goulette et Tunis tombèrent . Cette double victoire livra la Tunisie aux Turcs:elle devint un pachalik. Le Maghreb prit alors sa physionomie moderne avec les trois blocs politiques du Maroc, de la Tunisie et de l'Algérie.


Port de Tabarka - 1987 -  (©  J.F.Coustillière)

 
Retourner au contenu | Retourner au menu